Rencontre avec Celine H.

 

Je fais le programme Massa Stagerim et je ne prévois pas de faire mon Alyah demain (mais un jour prochain) …

… MAIS j ai donné du fil à retordre à l’équipe Massa puisque pendant plus d’un mois ils ne me trouvaient rien … J’ai, de mon coté, cherché et trouvé de nombreux contacts avec qui j’ai passé des entretiens en anglais (mon niveau d’ivrit est assez faible : je lis comme une gamine de 6 ans et je ne sais répondre qu’à des questions basiques… pas grand chose en somme !).

J’ai choisi le programme Massa Stagerim car voulant faire mon alyah un jour prochain, j’ai besoin de vivre, de travailler en Israël, de me confronter à l’univers (impitoyable ?) des israéliens — pas seulement les serveurs de Yotvata et le conducteur du shirout Tel Aviv/Jerusalem, mais les gens qui courent le matin pour ne pas rater leur bus, les hayalim qui font la tête le dimanche matin parce qu’ils retournent à la base… — me confronter à cette langue qui est pour moi assez étrangère malgré des années d’oulpan, un père parfaitement bilingue et mon darkon israelien !

J’ai besoin de rencontrer les acteurs de l’assurance en Israël, (je suis étudiante à l’école nationale d’assurances en année de césure, entre mon master 1 et master 2) de me faire un réseau et de savoir quelle est la valeur de mon diplome en Israël, avoir l’avis de managers israéliens pour m’aider dans mes futurs choix. Et enfin, montrer la motivation de la jeunesse française à faire partie de la société israelienne, à s’intégrer et à participer à l’économie israélienne.

Enfin, ce programme s’intègre exactement dans mon année de césure : je dois retourner en octobre en France pour finir mon diplôme, il n’était donc pas question de tout arrêter pour vivre en Israel. Enfin, le stage en assurance correspond exactement au cadre que m’a fixé mon école : je mêle donc  » l’utile professionnel » à « mon rêve sioniste ».

J’étais dans plusieurs mouvements de jeunesse et associations étudiantes juives, mes parents m’ont élevé dans un foyer juif traditionaliste dans lequel le destin d’Israël est aussi important que le futur de la France. J ai passé depuis petite chaque mois d’août là-bas. Lorsqu’on arrivait sur le tarmac à Tel Aviv, c’était pour moi comme de passer des vacances en Tunisie : il faisait chaud, il y avait du sable partout, mais ici contrairement à ailleurs, même le policier était juif ! Pourquoi je raconte ça : mes parents m’ont fait aimer Israël très tôt et depuis l’âge de quinze ans, mon rêve n’a pas changé : vivre un jour en Israël, dans un bel appart, avec un bon boulot et de beaux enfants (j’extrapole beaucoup !).

Après mon bac, je me suis donc renseignée mais mes parents étaient contre : on ne part pas en Israël alors que dans son propre pays, on n’a rien… OK, après mon DUT je partirai. Mais après plusieurs rencontres avec une personne de la Sokhnout, mes parents m’ont tout de même demandé de passer un concours ici : celui de mon école. Le deal : si tu le rates, tu pars pas… Je l’ai réussi ! Me voila donc en année de césure à me retourner une fois encore vers l’agence Juive pour réaliser ce rêve…

 

 

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